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Nada
2002, 16mm couleurs, 9mn
co-réalisation : Sylvia Fredriksson et Fabrice Heredia
Mise en abyme de l’image, écran dans l’écran en surimpression dont la résurgence en trame de fond subit les interférences aléatoires de l’intervention sur pellicule, les formes abstraites de “Nada” désignent l’espace même de la pellicule en tant que “lieu du film”.
Spatialité à concevoir, parasitée d’apparitions disparaissantes, d’écritures de la matière et de son absence, la substance de la pellicule donne à voir son existence concrète.
Le défilement de la trace, de la peinture sur l’émulsion, comme les manifestations de son retrait, clignotements, altération de sa structure, grattage, ses lapsus, son effacement qui stigmatise la persistance du reste, amènent à une appréhension du film dans sa “totalité phénoménale”.
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Hylé
2006, vidéo noir et blanc, 11mn
Réalisaton : Sylvia Fredriksson
Son joué en direct : Marine Drouan
“Le noir blanchit dans le noir. Le blanc demeure. Le blanc est contagieux. Le noir s’ouvre à la blancheur qui comble sont ouverture. La durée est blanche.” (Edmond Jabès)
“Hylé”, premier tableau d’un travail de création documentaire en écho à l’oeuvre de l’artiste Kamill Major, use du processus de destruction comme acte de création. Le film plié dans un processus aveugle, se déplie à l’écran, révélant les silences rétiniens, les nervures non impressionnées d’une trame lumineuse et sonore étoilée jusqu’à sa totale disparition.






